Le point sur ma vie actuelle, partie 1 ; petit c : "L'enfance"
- Reine des Gueux

- 5 mai 2023
- 10 min de lecture
Comment ça va les Gueux ? Moi, parfaitement bien, je vais revoir ma psychologue aujourd'hui.
Commençons, nous allons faire sous format fait comme le petit c :
Il n'y a que quatre sujets, mais ils sont tellement importants.
Vol. N° 1 :
J'aimais bien voler des affaires, je rends ensuite, après quelques minutes. Mais pour moi, c'était jouissif de voir à quel point je suis discrète (bien entendu, j'ai arrêté maintenant). Je volais surtout des stylos, du papier et des trousses. Personne n'arrivait à me prendre sur le fait, alors que je le faisais devant tout le monde. Jusqu'au jour où je vole un livre que j'adorais : "Les trois brigands" (Dame Coca juste après). Je pensais que personne ne s'en rendrait compte, jusqu'au jour où le proviseur et notre professeur nous demandent qui l'avait volé. Ils nous ont demandé de fermer les yeux et que le voleur lève la main et rend le livre. Je n'ai pas dit que c'était moi, je ne voulais pas perdre la confiance de ces adultes, donc je n'ai rien dit.
Le lendemain matin, le livre était dans mon sac, je tiens à dire que je tenais toujours la porte. À l'école, tout le monde devait se ranger devant une porte par classe et attendre que le professeur arrive. J'aimais bien tenir la porte, sinon, je serais seule dans le rang vu que Sema et Miraï se mettaient ensemble. L'heure de la récréation à sonner et je tenais la porte. Après que tout le monde parte s'amuser ou surveiller les enfants, j'ai laissé le livre derrière celle-ci. Pendant les quinze minutes qui composaient l'heure de pause, je stressais, je me demandais si je pouvais encore prendre le livre, parce que ça se trouve, un élève m'aurait vu déposer le livre, ou sinon, que les professeurs se posent des questions sur le fait que cet objet volé se trouve à l'endroit où je suis tout le temps. Mais c'est Sema et Miraï qui l'ont trouvé, et les professeurs ne se sont pas posés de question, sûrement ravis d'avoir trouvé leur livre.
Encore aujourd'hui, j'en ai honte, mais avant, ceci ne m'avait pas suffi comme leçon. Je tiens à dire que si les professeurs ou le directeur voient ma confession, qu'ils sachent que je m'excuse profondément.
Vol N° 2 :
Avec ma sœur, on était inscrit à l'école arabe. Mais je n'aimais pas ça. Ils nous frappaient, criaient dessus, se moquer de nous, et en fin de semaine, on voulait juste se reposer, et ne pas aller dans une autre école. Du coup, je n'étais pas du tout d'accord et je ne faisais aucun effort là-bas.
Ma sœur CAD aussi, du coup à la place de partir travailler, on se baladait ailleurs et demandait l'heure au passant pour savoir quand nous devions rentrer (on n'avait pas de montre ni de portable avant). Jusqu'au jour où on part à Auchan, au début, on se baladait juste, puis nous avons commencé à voler des choses stupides et inutiles (uniquement par ennuis). Au bout d'un moment, en sortant d'Auchan, des gardiens nous arrêtent et nous disent qu'ils veulent parler avec nous. Ils nous avaient enfermées dans une pièce et nous demandaient le numéro de nos parents pour les avertir de nos actions. À terre, en larme, je ne pouvais pas le dire (je ne connaissais pas par cœur le numéro du téléphone fixe), mais ma sœur aussi. Mon père est venu accompagner de ma petite sœur Myriam (elle avait 1 an ou 2 à l'époque). Quand il a su tout ce qu'ils s'étaient passés, il était en rage. Nos parents nous ont tellement frappés, ils étaient déçus de nous. Ils repensaient aux voisins qui nous ont vus avec la police. Et pourtant, ça ne m'avait pas servi de leçon, j'étais plus énervée et déçue qu'autre chose. Bon, passons à la dernière fois que j'ai volé.
Vol n° 3, le dernier :
On était dans un magasin pour acheter des vêtements, ma mère, CAD, Myriam et moi.
Je trouvais qu'une bague était magnifique, mais c'était sûr que ma mère ne voudrait pas acheter ça.
Du coup, je l'ai prise en enlevant l'étiquette pour que le machin de la sécurité ne sonne pas. Et je l'ai mise dans la poche de ma sœur Myriam, pour que si on se fasse prendre, il n'y a pas de problème vu qu'elle était petite.
On est sorti du magasin et j'étais super contente avant que Myriam fouille ses poches et dit qu'elle a une bague. En voyant ça, ma mère est retournée en arrière pour le rendre et s'excuser. J'étais énervée contre Myriam et quand j'ai grandi, je me suis rendu compte que c'était moi qui étais en faute dans tout ça.
Je l'avais avouée, et cela s'était bien passé.
Sema et Miraï . (Les deux filles dont je faisais référence dans "Pour me connaître", dans la question n° 9 du questionnaire de PROUST)

C'était deux "amies" à moi. Après le départ de Déborah, je me retrouvai seule en tournant vers les garçons et les filles (comme dit sur le point b). Finalement, Miraï et moi sommes devenues amies (on se parlait juste à la maternelle). Mais, et venu Sema en CE1.
Vous savez ce qu'on dit ? Il y a toujours un duo dans un trio.
Devinait qui était le bouche-trou de ces dames ? Bravo, vous gagnez un cookie 🍪.
Au début, cela ne me dérangeait pas, quand il y avait un travail de groupe, elles se mettaient toujours ensemble, pour manger, pour se ranger, pour créer un groupe, c'étaient elles + moi + les autres.
Elles se parlaient qu'entre elles et je devais m'interposer, elles s'accompagnaient pour aller à l'école sans m'attendre. Bref, au début ça ne me déranger vraiment pas, puis est venue la fin de la primaire où j'ai compris qu'ils y avaient des problèmes.
Un jour, Miraï était malade, et il fallait se mettre en groupe de deux. Je me suis naturellement mis avec Sema. Mais le lendemain matin, alors que je pensais que Sema et moi resteraient ensemble (vu que nous avons commencé comme ça) et que Miraï irait avec quelqu'un d'autre, comme je le faisais habituellement. Sema à dit au professeur qu'elle préférerait travailler avec Miraï. Du coup, je me suis retrouvée sans rien (car, elle a pris notre boulot et l'a terminé avec miraï) et j'ai tout recommencé en le faisant seule.
Première raison qui m'a fait comprendre que je ne suis rien d'autre qu'un bouche-trou.
Deuxièmement, une fille, voulait s'intégrer à notre groupe, étant nouvelle, elle était traitée comme moi, l'ancienne du groupe. En gros, devoir s'imposer pendant les conversations, être le toutou qui les suivait partout, ne jamais être avec elles durant les travaux de groupe, etc.
Je vais l'appelée Anasia, elle a arrêté d'essayer de fréquenter Sema et Miraï, début collège.
Quand on devait faire des groupes pour faire du sport, elles disaient qu'elles allaient me choisir en dernière, car personne ne voudrait me prendre dans le sien, en attendant, elles prendraient les plus forts. Elles me faisaient vraiment mal à ce moment-là, et s'en foutaient de ce que je pouvais ressentir. Et vous savez quoi ? Elles disaient vrai. J'étais toujours la dernière à être prise, personne ne voulait de moi dans son groupe.
Au collège (Le fameux, j'ai hésité à le mettre dans cette partie, mais en sachant que le collège va être très long à lire + le fait que je ne veux pas que vous vous perdez dans mon histoire, m'a aidé à faire mon choix).
Je n'étais déjà pas au meilleur de ma forme (Lire : "Le point sur ma vie actuelle, partie 2 ; "Mes années au collège"), toujours seule, à les suivre comme des chiens.
En sport, on devait faire un travail en trio, super, j'allais enfin être avec eux. Sauf qu'elles ont pris la décision de prendre une inconnue à la place, je vais l'appeler, "Letou".
J'étais leur "amie", mais même dans les groupes de trio, elles choisissent une personne qu'elles ne connaissent pas.
J'étais avec deux autres inconnues (Développer dans là partie 2 petit b: "mes années au collège", Mi et Ri). Une autre fille venait d'arriver, je vais l'appeler Sera (elle aussi développer dans "Mes années au collège" partie b). Elle était en retard pour, je ne sais quoi, mes "copines" on insistait pour l'avoir dans leur groupe.
Est-ce que j'ai besoin de vous dire que j'ai ressenti une sorte de trahison quand elles ont préféré prendre des inconnues plutôt que moi ? En insistant bien pour les avoir ?
Je me demandais vraiment pourquoi on continuait de s'appeler des amies (je leur ai demandé si on était vraiment amies et elles confirmaient que "oui", nous le sommes), même les profs pensaient que j'étais juste une suiveuse. Quand l'une des deux était malade, ils demandaient à l'autre ou elle était, et moi ? Silence radio. Personne ne savait que j'étais leur "amie".
Le dernier point qui a fait en sorte que je me sépare d'elles, était que j'avais décidé de ne plus les suivre comme un chien et de regarder leurs réactions. Bah, rien. Elles ont continué à faire leur vie comme si je n'étais qu'un décor dans leur vie. RIEN, RIEN, RIEN, ET RIEN. Ils ne s'étaient rien passé, elles ne se sont même pas posées la question d'où j'étais. RIEN.
J'ai continué à les ignorer, bah toujours rien. C'était dur de se rendre compte à qu'elle point notre vie est inexistante dans celle de nos "amies" après 5 ans et demi à être restée avec eux.
C'était début 5ᵉ ou j'ai vraiment arrêté de leur parler. Il n'y avait plus d'amitiés. Pendant les récréations, je me mettais dans un coin pour lire un livre, et c'est devenu mon quotidien.
Et vous savez quoi ? J'étais de nouveau en vie quand..................... elles se disputaient. Je devais être une sorte de juge qui devait choisir qui avait raison ou non.
Elles me tiraient par le bras (comme si j'étais un jouet), en disant que nous étions amies et que l'autre était une peste. Et quand elles se réconciliaient, mon existence redevient encore un piètre décor pour elles. Au moment des disputes, elles me demandaient pourquoi j'étais partie ?
Et vous savez quoi ? Elles aussi se sont séparées. Sema et partie vers un nouveau groupe (qui l'abandonne par la suite). Et Miraï est restée seule avec sa famille. Comment je sais ça ? Tout simplement parce que Miraï et moi habitons dans le même quartier (et encore aujourd'hui) et Sema dans celui voisin (et aussi qu'on était toujours dans le même collège).
Maintenant, quand on se voit, on s'ignore. On était devenu de simples inconnues. Après 5 ans et demi "d'amitiés".
Mon accident :
Une trottinette, qui se baladait, se fait per, per, per, percuter par une voiture.
Une jeune fille qui était dessus se fait hos, hos, hos, hospitaliser.
Ses "amies" étaient tellement nulles qu'elles n'ont ja, ja, ja, jamais su pour l'accident.
Cet événement va la traumatiser tant, tant, tant qu'elle va commencer à mépriser les gens.
Et cette fille, c'est moi.
J'aimais bien la trottinette de ma cousine DNY, donc je l'utilisais souvent. C'était pareil ce jour-là où nous avons rendu visite à ma grand-mère pour un décès.
Je faisais des tours de trottinette dans une rue. Quand tout d'un coup, je vois une voiture près de moi. J'étais au sol, et je ne comprenais pas pourquoi j'avais autant la flemme de me lever. J'ai vu un monsieur s'approchait de moi en panique, avant de fuir avec sa voiture.
Un moment donné, j'entends ma tante HBY, en larme, me dire que tout va bien se passer. Je ne savais pas pourquoi j'étais tellement fatiguée que je ne pouvais pas tourner la tête vers elles. Et je m'endormis. Quand je me réveille de nouveau, j'entends une sirène et plein de gens sont venus autour de moi. Une de ces personnes avait pris ma main et m'a dit que je devais rester réveillée et que je devais serrer de toutes mes forces son pouce. Quand ils m'ont soulevée avec une espèce de matelas, mon visage du côté gauche me faisait affreusement mal. J'entendais mes parents se disputaient pour savoir qui monte avec moi, une seule personne pouvait monter dans le camion, finalement, c'est ma mère qui est venue.
Bref, la petite que j'étais ne comprenait pas ce qu'ils s'étaient passés. En gros, une voiture qui roulait à contre-sens (pas le seul fautif vu que je ne regardais pas avant de traverser la rue étant habituée) m'avait percutée, après un salto de mon corps, mon visage du côté gauche à frotter pendant un long moment le sol, me faisant perdre beaucoup de sang. À cause de ça, je faisais que de m'évanouir, ce qui m'a permis de ne pas ressentir la douleur et le temps avant qu'on me transporte.
Je n'étais vraiment pas traumatisée à ce moment-là. J'étais au courant de ma peau arrachée par ma mère qui m'a prise en photo. La nourriture était bonne (il faut arrêter avec les clichés), je ne m'ennuyais pas trop, car j'avais la télé. Je me suis rétabli très rapidement, les médecins étaient surpris, ils m'ont dit que j'étais courageuse, j'étais contente à ce moment-là (sûrement, ils disent ça à tous les enfants).
Le truc qui m'a traumatisé était LA PRISE DE SANG. Si vous vous rappelez de : "Mes problèmes de santé ou les problèmes qui encombrent ma vie, partie 1", vous devez vous souvenir que j'ai développé une Bélénophobie à cause de mon passé.
Je ressens aussi un malaise quand je dois traverser une route à double file.
Et ce qui a fait que je ressente du mépris pour les humains, c'est la visite des gens à l'hôpital. Donc, je vous ai déjà parlé du favoritisme dans ma famille et de Déborah (Le point sur ma vie actuelle, partie 1 ; petit a : "L'enfance"), de l'école (Le point sur ma vie actuelle, partie 1 ; petit b : "L'enfance"), de Sema et Miraï. Ainsi, vous vous doutez bien que ne me sentant pas aimé au sein de mes proches, je méprisais les inconnus et n'est en AUCUN CAS confiance en eux. C'est devenu pire avec les visites à l'hôpital. Pourquoi ?
Car c'étaient toutes des connaissances de mes parents, à chaque fois, ils me confondaient avec CAD, genre Rougui n'existait pas. Bizarrement, à l'hôpital, ils se sont souvenus de mon prénom. Ils me donnaient de l'argent et........... Voilà. Ils parlaient qu'avec mes parents.
Donc, déjà, il oubliait mon prénom sans faire l'effort de se rappeler que mes parents ont deux enfants, puisque bizarrement, à l'hôpital, mon existence est devenue facile à retenir (et encore, après ça, ils me confondent encore avec CAD). De DEUX, l'argent n'est juste qu'un moment de passage. Directement après, ils partent vers mes parents en les plaignant, les encouragent et parlent avec eux.
Du coup, une fois l'argent donné, je n'existais plus ? C'étaient mes parents qui étaient hospitalisés ? Ils sont venus, pourquoi du coup ?
Ils pouvaient partir chez mes parents pour taper la discute avec eux non ?
De toute façon, je ne parle même plus avec ces gens-là, ce sont les connaissances de mes parents POINT. Je ne les parle plus dans la rue (de toute manière, eux aussi ne me parle pas, vu qu'ils ne me reconnaissent pas du tout pour des personnes qui s'inquiétait de mon état 🙃).
Et des gens, on commençait à dire que je les connaissais et que j'étais morte, que je me suis réveillée en hurlant contre le conducteur, qui me manquait un bras, etc...
Les autres enfants, vu que j'avais une cicatrice au côté gauche du visage (qui a disparu maintenant), disaient que je les ai coursés dans la rue.
(Les gens qui me connaissent vraiment savent que je n'aime pas sortir dehors, donc commencer à taper la discute et courser des gens, n'en parlons pas).
Bizarrement, je suis devenu (moi la fille dont personne ne s'en souvenait), étais devenu un sujet de conversation. Bien sûr, cela, c'était calmé, comme leurs intérêts pour moi 🙃.
Mon mépris des gens est devenu trop fort, je m'enfermais de plus en plus dans ma bulle. Et cela, c'est passé quand j'avais des doutes sur mon amitié avec Sema et Miraï (qui ne savent toujours pas pour mon accident). Mais ceci est devenu pire à cause du collège/lycée.
Fin.



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